Les mythes sur les selles “confort”

Vrai ou faux ?

Quand on parle de selle confort, chacun a son avis : mousse miracle, gel révolutionnaire, forme universelle ou inclinaison parfaite… Pourtant, entre croyances populaires et réalité technique, il y a souvent un monde. Chez Sellerie Moillo, on voit chaque jour arriver des motards persuadés d’avoir trouvé “LA” solution, alors que leur problème est ailleurs.
Voici donc un décryptage complet des mythes les plus répandus sur les selles confort — et ce qu’il en est vraiment.

Sommaire

Mythe n°1 : “Le gel, c’est toujours plus confortable.”

Faux… mais pas complètement.
Le gel peut effectivement améliorer le confort, mais il ne fait pas tout. Il agit comme un coussin intelligent inséré dans la selle, répartissant les points de pression et limitant les vibrations. Sur de longs trajets, il est particulièrement utile pour réduire la fatigue et soulager les douleurs pelviennes.
Mais attention : le gel ne crée pas le confort à lui seul. Contrairement à ce que certains pensent, une selle ne devient pas confortable simplement parce qu’on y ajoute du gel. Pour une vraie assise confortable, il faut un assemblage réfléchi de mousses de densités différentes, adaptées au poids, à la morphologie et à la position de conduite du pilote.

👉 En résumé :

  • Le gel répartit la pression, parfait pour les grands rouleurs ou les douleurs récurrentes.
  • Travail de mousse = la base du confort durable et sur mesure.

Le vrai confort ne se résume pas à un matériau : il résulte d’un assemblage pensé pour vous.

Mythe n°2 : “Une selle plus molle, c’est plus confortable.”

Totalement faux.
C’est exactement l’inverse.
Une selle trop souple crée une sensation agréable… les 15 premières minutes. Ensuite, le fessier s’enfonce, les points d’appui changent, la circulation sanguine se bloque et la douleur arrive encore plus vite. Une mousse molle finit pas se tasser… vos fesses finissent sur la base en plastique du fond.

Les professionnels utilisent des mousses haute densité, et parfois plusieurs couches avec différentes rigidités. Le confort, c’est l’équilibre entre maintien et amorti, pas la mollesse.

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Mythe n°3 : “La largeur d’origine me va, pas besoin de toucher à la forme.”

Faux dans 80 % des cas.
La forme d’origine d’une selle est un compromis industriel, pas un choix de confort personnalisé.
Deux millimètres trop haut, une zone trop plate, ou un creux trop prononcé peuvent suffire à changer complètement la posture. Et deux motards du même gabarit auront pourtant des besoins très différents selon :

  • la façon de poser les pieds,
  • les habitudes de conduite,
  • la largeur du bassin,
  • la répartition du poids.

👉 La forme de la selle a souvent plus d’impact sur le confort que la mousse elle-même.

Mythe n°4 : “Une selle confort règle tous les problèmes de posture.”

Faux ! Une selle confort améliore énormément la position, mais elle ne peut pas compenser :

  • un guidon trop loin,
  • des repose-pieds trop hauts,
  • une mauvaise position du dos,
  • ou une ergonomie générale mal adaptée au pilote.

Le confort est le résultat d’un triangle ergonomique : selle – guidon – repose-pieds. Si l’un des trois éléments est mauvais, les deux autres ne pourront pas totalement compenser.

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Mythe n°5 : “Il existe une selle parfaite pour tous.”

Faux. Le confort en moto est 100 % personnel et dépend de votre morphologie, de votre poids, de votre taille et de votre façon de conduire.

  • Un motard de 60 kg n’aura pas la même densité de mousse idéale qu’un pilote de 90 kg.
  • Un conducteur mesurant 1,60 m adoptera un placement différent de celui d’un pilote de 1,90 m.
  • Et l’usage compte : quelqu’un qui parcourt 100 km par semaine n’aura pas les mêmes besoins qu’un motard qui enchaîne 1 000 km d’autoroute.

Les selles dites “universelles” sont rarement parfaites. Les études ergonomiques montrent que le confort dépend de la répartition de la pression sur les ischions, de l’angle d’assise, et même de la gestion des vibrations — autant de paramètres qui varient selon chaque pilote (ScienceDirect, 2002; PubMed, 2019).

La solution : une selle sur mesure. Adaptée à votre corps, à votre posture et à vos trajets, elle assure un confort durable et un plaisir de conduite maximal, kilomètre après kilomètre.

Mythe n°6 : “Une selle passager plus large suffit pour améliorer le confort duo.”

Faux. Beaucoup de motards croient que plus large = plus heureux… mais le confort passager, c’est un peu plus compliqué que ça. 😅
Le confort duo dépend d’un ensemble d’éléments beaucoup plus complexes :

  • le profil de la selle passager (plate ou en pente),
  • la qualité de la mousse et sa densité,
  • le maintien latéral,
  • la hauteur par rapport au pilote,
  • la distance réelle entre pilote et passager (si le passager galère à s’accrocher c’est mauvais signe)
  • les points d’appui sur les repose-pieds,
  • la forme du dosseret (s’il existe).

Une selle trop large peut même créer l’effet inverse :

  • le passager glisse vers l’avant au freinage (après si c’est le but tant mieux mais pas tout le temps😉) 
  • la pression se concentre sur une zone petite zone par rapport à la selle trop grande,
  • la communication avec le pilote devient un défi digne d’un duo de cirque
  • Le bassin est mal positionné.

En duo, le vrai confort ne se mesure pas en centimètres, mais dans la synergie entre la selle passager et la position du pilote. Une selle bien pensée = des trajets plus longs sans râleries… et plus de sourires à l’arrière ! 😎

Mythe n°7 : “Si je n’ai pas mal, la selle d’origine me suffit.”

Vrai… jusqu’au jour où ce n’est plus vrai.
Beaucoup de motards roulent sans douleur pendant des années… puis un changement de moto, de style de conduite, ou simplement l’âge qui avance fait apparaître des tensions.
Une selle confort anticipe souvent :

  • les douleurs lombaires,
  • les sciatiques,
  • les engourdissements,
  • la fatigue sur long trajet.

👉 Le but n’est pas seulement de résoudre une douleur, mais de prévenir son apparition.

Alors, qu’est-ce qui fait réellement une bonne selle confort ?

3 éléments principaux :

1. Le bon profil

L’ergonomie est reine : une selle doit placer le bassin dans un angle naturel, éviter les creux inutiles et maintenir le pilote (et le passager) dans une position spontanée. Un profil bien dessiné réduit instantanément la fatigue.

2. Les bonnes densités

Le confort dépend d’un assemblage de mousses adaptées : ni trop fermes, ni trop souples, souvent combinées en plusieurs couches pour absorber les vibrations. La densité doit correspondre au poids du pilote et à son style de conduite.

3. La zone d’appui bien répartie

Ce qui fait réellement la différence, c’est la manière dont la selle répartit le poids.
Une bonne selle réduit les points de pression, soutient le bassin sans bloquer la circulation sanguine et accompagne les mouvements. Un sellier ajuste :

  • la courbure,
  • la transition entre mousses,
  • la largeur utile,
  • la zone ischiatique,
  • la flexibilité de la structure.

👉 Une répartition bien pensée permet de rouler longtemps sans douleurs ni engourdissement.

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Passez à l’atelier au 42 rue Vaucanson 69150 Décines-Charpieu

Conclusion

Les selles confort sont souvent entourées de fausses croyances. La vérité, c’est que le confort n’est jamais universel : il se construit en fonction du pilote, de la moto, et de l’utilisation.
Chez Sellerie Moillo, chaque selle est traitée comme une pièce unique. C’est cette approche artisanale, précise et personnalisée qui permet d’obtenir un confort réel — durable, efficace et adapté.

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