Froid extrême de Janvier : un ennemi silencieux pour les selleries
Quand cuir et simili cuir sont mis à l’épreuve
Chaque hiver apporte son lot de gelées matinales, de températures négatives persistantes et de variations d’humidité difficiles à maîtriser. Si ces conditions mettent à rude épreuve les mécaniques, elles représentent également une contrainte majeure — souvent sous-estimée — pour les selleries, qu’il s’agisse de sièges automobiles, de selles moto ou d’aménagements intérieurs, en cuir comme en simili cuir.
Le cuir est une matière vivante. Même traité et protégé, il réagit aux variations climatiques. Le froid intense, associé à l’humidité hivernale, modifie sa structure interne, fragilise ses fibres et accélère son vieillissement lorsqu’il n’est pas correctement entretenu.
Le simili cuir, souvent perçu comme plus résistant, n’est pas pour autant épargné : composé de supports textiles et de couches synthétiques, il se rigidifie fortement par basses températures et perd en élasticité.

Cuir et simili cuir face aux basses températures : ce qui se passe réellement
Contrairement aux idées reçues, ni le cuir ni le simili cuir ne se dégradent pas brutalement sous l’effet du froid. Les altérations sont progressives, parfois invisibles au départ.
Lorsque les températures chutent fortement :
- Les fibres de collagène du cuir se rétractent,
- Les huiles naturelles se figent et ne jouent plus leur rôle nourrissant,
- La souplesse diminue sensiblement,
- Des microfissures apparaissent, notamment sur les zones les plus sollicitées (assises, bourrelets, plis).
Du côté du simili cuir :
- Les couches synthétiques deviennent plus rigides,
- Les tensions internes augmentent entre le revêtement et son support,
- Les zones de pliage et de pression se marquent prématurément,
- Des craquelures ou décollements peuvent survenir à terme.
Dans un habitacle non chauffé ou pour une moto stationnée à l’extérieur, ces phénomènes sont amplifiés. S’asseoir brutalement sur un siège glacé ou manipuler une selle très froide, qu’elle soit en cuir ou en simili cuir, suffit parfois à provoquer des dommages irréversibles
Sellerie automobile et moto : un impact direct sur le confort et la durabilité
Dans l’univers automobile — et plus encore pour les véhicules de collection — l’état de la sellerie reste un critère déterminant. Un cuir ou un simili cuir marqué par l’hiver perd non seulement en esthétique, mais aussi en valeur et en agrément d’utilisation.
Les conséquences du froid se traduisent par :
- Un revêtement terni et déshydraté,
- Des coutures fragilisées par la contraction des matériaux,
- Des mousses durcies, moins confortables,
- Une perte de maintien et de confort, perceptible dès les premières utilisations.
À long terme, une sellerie négligée pendant la période hivernale nécessitera une intervention bien plus lourde qu’un entretien préventif adapté. Qu’il s’agisse de cuir pleine fleur ou de simili cuir, une sellerie entretenue dans les règles de l’art demeure un atout discret mais essentiel, tant pour le plaisir d’usage que pour la valorisation d’un véhicule ou d’une moto.
Moto, utilitaires, aménagements cuir : des usages encore plus exposés
Les selles moto et les aménagements cuir embarqués (fourgons, vans, bateaux hivernés) sont encore plus vulnérables. Exposés directement au froid, parfois à l’humidité stagnante, ils subissent de plein fouet les contraintes climatiques.
Une selle moto laissée plusieurs semaines au gel peut :
- Se rigidifier durablement,
- Se fissurer prématurément au niveau des arêtes,
- Voir ses coutures s’ouvrir par tension différentielle.
Dans les aménagements cuir (banquettes, panneaux, garnissages), le froid hivernal agit comme un accélérateur de vieillissement lorsqu’aucune protection n’est mise en place.
Prévenir plutôt que réparer : le rôle du sellier
Un entretien hivernal adapté permet d’éviter 80 % des dégradations liées au froid. C’est là que le savoir-faire et l’expertise du sellier et de la Sellerie Moillo prennent tout son sens.
On vous donne les bonnes pratiques :
- Un nettoyage doux avant l’hiver pour éliminer les résidus acides,
- Une nutrition du cuir avec des produits adaptés,
- Une protection contre l’humidité et les variations thermiques,
- Une inspection des coutures et zones de tension avant la saison froide.
Dans certains cas, une rénovation partielle ou un traitement nourrissant en profondeur suffit à redonner au cuir sa souplesse et sa résistance face aux rigueurs de janvier.
Conclusion : l’hiver laisse toujours une trace
Le froid extrême n’est jamais neutre pour une sellerie. Il marque, lentement mais sûrement. Ignorer son impact, c’est accepter une dégradation progressive, parfois irréversible.
À l’inverse, anticiper l’hiver, comprendre le comportement du cuir et faire appel à un professionnel permet de préserver l’esthétique, le confort et la valeur de vos équipements, qu’il s’agisse d’un véhicule de collection, d’une moto ou d’un aménagement sur mesure.
En sellerie, comme souvent, ce que l’on ne voit pas aujourd’hui se paiera demain. Et l’hiver, lui, n’oublie jamais.
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